Mes plans « naturo » pour 2019


Mon chemin de vie, Naturopathie / vendredi, décembre 28th, 2018

A quelques jours de la fin de l’année, je prends le temps de rouvrir mon bullet journal à la page des « objectifs 2018 », annuels et mensuels. Moi qui m’auto-critique énormément et met la barre généralement assez haute, tout en m’accusant de n’en faire jamais assez, je suis plutôt rassurée de constater que 70% des objectifs que je m’étais fixés ont été atteints.

Ecriture, déchets, yoga, Bretagne

Par exemples, comme prévu :

  • j’ai bouclé l’écriture d’un livre et travaille à son édition, web ou papier,
  • j’ai maintenu mon implication associative jusqu’au terme de mon mandat en avril 2018, avec un bon coup de collier sur la fin,
  • notre petite famille est allée au bout de cette fameuse année minimaliste « sans objet sans déchet », avec un bilan très satisfaisant,
  • j’ai continué mes activités de désencombrement et portage bébé,
  • j’ai développé mes activités de conférencière « zéro déchet »,
  • j’ai créé ce nouveau site qui, s’il nécessite encore certains ajustements, m’offre un nouvel espace d’expression et de mise en cohérence de mes diverses casquettes,
  • blogging, articles, visite commentée : j’ai maintenu mon implication dans Rue89 Strasbourg, média indépendant dont je suis l’heureuse co-fondatrice et qui fêtera ses 7 ans dans moins de deux mois.

J’ai également suivi 6 mois de cours de yoga, commencé la course à pied, réussi mes examens partiels en naturopathie (j’entame la dernière ligne droite de ma formation), ai renoué avec plusieurs membres de ma famille, ai démarré massages bien-être et consultations, lancé des ateliers naturo, passé trois semaines de rêve cet été dans mon « milieu d’élection », la Bretagne, suis remontée à cheval, ai fêté dignement les 10 ans de ma fille chérie, progressé dans la compréhension et la connaissance de moi… etc. Une très riche année, en somme.

Vue hivernale sur Obersteinbach, Vosges du nord (Photo MH)

Au milieu de ces belles avancées, de ces pages tournées dans la sérénité, de ces projets bouclés ou bien lancés, d’autres n’ont pas abouti ; certaines idées sont restées dans les cartons, pas assez mûres, pas le bon moment. Or, à quelques jours de la nouvelle année, il est temps de les reconduire ou de (re)formuler de nouveaux vœux pour 2019. De donner une coloration à cette année qui commence bientôt.

Certains de mes souhaits sont si personnels que je serais bien impudique de les partager ici. Qui ont trait à ma relation à moi-même, à mon couple, à mon chemin de vie dans ce qu’il a de noir parfois et de profond. D’autres sont matériels, tels qu’augmenter mes revenus, évaluer nos besoins toujours au plus près et adapter nos modes de consommation ou de rentrées d’argent. Exemple avec Airbnb, un système efficace pour faire des sous, mais compliqué d’un point de vue organisationnel et de voisinage. Notre expérience, en demi-teinte, doit encore être approfondie avant de statuer sur son maintien.

Lire, penser, expérimenter, transmettre et toucher naturo

Ce que je souhaite partager pleinement avec vous concerne mes plans « naturo » pour 2019. Pendant cette année qui sera – je l’espère – celle de mon diplôme (je suis en dernière année d’études au Cenatho) et de ma certification fédérale, j’aspire à lire naturo, penser naturo, expérimenter naturo, transmettre naturo, toucher naturo. Bien sûr, j’étudie et vis la naturopathie depuis déjà trois ans, je pratique le massage bien-être et vous reçois avec bonheur en consultation depuis quelques mois déjà, mais je souhaite profiter de cette année d’examens pour approfondir des concepts déjà théoriquement « maitrisés », tester des cures particulières, expérimenter sur moi le plus possible, pour pouvoir être de meilleur conseil auprès de vous.

Et tout d’abord, réactiver mon objectif d’année « sans viande, alcool, tabac et sucre », testée avec difficultés au premier trimestre 2018. J’écrivais à ce propos, en janvier dernier :

« Alors que je discutais de totale sobriété (alcoolique) avec une collègue de formation en naturopathie, nous sommes tombées d’accord sur le fait qu’il est plus facile – pour elle et moi, à tout le moins – de se passer totalement d’une mauvaise habitude que de la conserver, rien qu’un peu. Plus facile, par exemple, de ne plus fumer du tout que de ne fumer qu’une ou deux cigarettes par jour, ou quelques-unes de temps en temps.

Il y aurait, semble-t-il, des natures perméables aux addictions et d’autres qui le sont moins. J’ignore s’il s’agit d’une programmation génétique ou d’une prédisposition acquise, si cela concerne tous les humains ou une partie seulement, mais je fais plutôt partie de la première catégorie, qui a besoin d’un sevrage total de certaines choses pour s’en défaire partiellement ou définitivement sur le long terme.

C’est ainsi que nous avons conçu [avec Marc et les enfants] notre défi sans objet et sans déchet, afin d’en finir avec nos habitudes consuméristes. C’est ainsi aussi que j’ai arrêté (plusieurs fois) de fumer, forte de ma conviction que ma vie sans tabac serait plus saine, plus indépendante, plus belle. C’est ainsi aussi que je suis devenue 100% végétarienne pendant 3 ans (2012 à 2015), après avoir lu « Bidoche » de Fabrice Nicolino et « Faut-il manger les animaux ? » de Jonathan Safran Foer…

Depuis quelques années, Marc et moi sommes attentifs à ce que nous mangeons, plus seulement d’un point de vue écologique, mais également dans une optique de santé. La santé par l’alimentation, avant tout mettre les légumes bio et locaux au centre des repas et supprimer les produits industriels : facile avec le zéro déchet !

Ce qui ne nous a pas empêché de continuer à manger féculents, céréales, légumineuses (un peu, mais difficile à digérer chez nous…), viande et poisson une à deux fois par semaine, fromages (en moindre quantité, en favorisant chèvre et brebis) et produits sucrés (chocolat, desserts au restaurant, pâtisseries occasionnellement, etc.). Et, ces derniers mois, alors que nous avions considérablement freiné sur ces excès, j’ai régulièrement bu pas mal d’alcool (trop pour mon foie sensible en tout cas !) et fumé plus que de raison, à l’occasion de soirées tardives et festives.

Depuis que j’étudie la naturopathie, après lecture (par exemple) de « Zéro sucre » de Danièle Gerkens ou de « Lait, mensonges et propagande » de Thierry Souccar, j’ai tenté des mois sans gluten ou sans laitage, sans sucre ou sans alcool. Mais aucun de ces tests n’a été une vraie réussite. J’ai fait des écarts dès les deux premières semaines, à l’extérieur, chez les amis, avec les enfants. »

Un an sans alcool, sans tabac, sans viande et sans sucre

C’est ainsi que, continuant à limiter gluten, laitages et produits carnés, nous nous étions lancés dès le 1er janvier 2018 dans une année sans alcool, sans tabac, sans viande et sans sucre (hors fruits et féculents), qui s’était terminée… à pâques. C’est le sucre qui nous avait manqué le plus. Pour creuser ces ressentis, constater les bienfaits de ces évictions alimentaires, mettre au point des méthodes personnelles et individualisées de « sevrage », je/nous, sans doute, relançons cette cure quaternaire dès la fin officielle des fêtes dans notre famille, le 5 janvier.

La cure se déroulera comme suit :

  • de janvier à mars : sans tabac, sans alcool, sans viande et sans sucre (détox en profondeur),
  • d’avril à juin : sans tabac, sans alcool et sans viande (réintroduction possible du sucre),
  • de juillet à septembre : sans tabac et sans viande (apéros d’été…),
  • d’octobre à décembre : sans tabac. Ce dernier trimestre sera décisif pour constater si, oui ou non, j’ai pu me défaire de certains de mes conditionnements. En effet, depuis quelques années, je reprends systématiquement la cigarette – avec parcimonie, mais quand même… – en amont des fêtes.

S’il m’est/nous est possible et acceptable, personnellement et socialement, de continuer les évitements au-delà des dates fixées, tant mieux. Néanmoins, si je tiens le planning tel qu’il est présenté ici, je considérerai cela comme une belle réussite. Je sais que de nombreuses personnes font « mieux », plus sain, plus régulier, plus vegan, etc. Mais, et je détaillerai cela tout au long de l’expérience, nous n’avons pas tous le même vécu, le même métabolisme, ne vivons pas tous dans le même univers extérieur, ni les mêmes affres intérieures. Le rapport aux aliments et aux drogues diverses est extrêmement personnel. Se défaire de ce qui nous nuit, autant sur les plans physique que psychique, est un chemin, long et sinueux, mais toujours passionnant, enthousiasmant.

A tous, prenez le temps de cette introspection, un regard dans le rétro, un autre sur la route, au loin… Et tous mes vœux pour cette nouvelle année qui s’ouvre !

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