Journal de confinement #18 : nous avons la main sur notre santé


Journal de confinement / lundi, avril 6th, 2020

J21. C’est l’arbitraire qui crée la peur. Cette impression que la maladie, un cancer, le COVID-19 ou un simple rhume peuvent toucher n’importe qui, à n’importe quel moment. Ce serait « la faute à pas de chance », voire la conséquence de notre défaut de civisme. Sauf que : avec le peu d’informations sérieuses accessibles au grand public, et pour prendre l’exemple du COVID-19, l’on sait déjà – c’est admis par la Haute autorité de santé – que les personnes âgées ou celles atteintes de diabète, d’insuffisance rénale, de troubles cardiaques, d’obésité ou de cancer, expriment majoritairement les symptômes les plus sévères, voire décèdent pour les cas les plus graves. La foudre divine ou le hasard n’ont que peu de place dans cette affaire.

Démarche préventive d’entretien du « terrain »

Néanmoins, avec ce virus qu’on connaît mal, il est très délicat pour nous, naturopathes, de nous mêler des controverses sur les remèdes, de la gestion de l’urgence (les masques et les tests) ou du burn out de l’hôpital public. Ce n’est déjà pas notre rôle en temps normal, ça l’est encore moins par temps de pandémie et d’angoisse collective. En revanche, le naturopathe propose une démarche préventive d’entretien du « terrain« . Je ne veux pas réinventer la poudre, je vous transmets donc quelques liens (ci-dessous) pour poser les bases théoriques et pratiques permettant de prendre la main sur votre santé. Nous pouvons, vous pouvez toutes et tous agir à votre échelle et gagner en autonomie et en tranquillité d’esprit face au coronavirus (et pas que).

Encrassement du milieu intérieur et déséquilibres terrestres

Plusieurs naturopathes dont j’apprécie le travail proposent des vidéos explicatives (Simon Dumas par exemple) ou des séries de vidéos (Fabien Moine, que je recommande toujours, et bien sûr le célèbre Thierry Casasnovas, qui n’en perd pas une miette…), rappelant les principes de bases de la physiologie humaine et les différents axes pour améliorer sa santé : respiration, eau et alimentation, gestion du stress, exercices physiques, créativité et spiritualité.

Dans les vidéos ci-dessus et bien d’autres, ces naturopathes osent le parallèle entre encrassement du milieu intérieur et chaos écologique. Ils ne sont pas les seuls : des anthropologues et des sociologues, des philosophes – comme Bruno Latour dans Le Monde – s’emparent du sujet COVID pour appeler à un réveil profond des consciences face à la crise écologique qu’on imaginait abstraite, mais dont le coronavirus pourrait être un avant goût sanitaire. Cette façon de donner du sens peut apparaître politiquement opportuniste ou une façon, pour la classe universitaire dominante, d’imposer une lecture du monde, je l’imagine pour ma part pertinente.

Arrêter de se mordre la queue

Nous savons aujourd’hui que les maladies dites « de civilisation », liées à nos modes de vie, sont des facteurs de comorbidité dans le cas du COVID. Parce qu’elles fragilisent l’organisme, mais également, peut-être, par les traitements qu’elles sous-tendent. Cercle vicieux : parce que nous ponctionnons trop de ressources naturelles et fragilisons les écosystèmes, nos activités déstabilisent le terrain terrestre, entrainant la diffusion de nouveaux virus et bactéries dangereux pour les humains. Comme nous ponctionnons trop de ressources, nous gavons d’une alimentation frelatée et vivons toujours plus nombreux dans des conditions non-physiologiques (stress et trop-plein en occident, pénuries, drames humains et écologiques ailleurs…), l’humanité est plus fragile et moins à même de faire face à ces nouveaux envahisseurs. Il est temps de cesser de se mordre ainsi la queue.

Si cette période de confinement ne sert à rien, à l’échelle individuelle et collective, et je ne parle pas là de productivité économique ou scolaire, alors cela sera une occasion manquée. Nous devons penser ces évolutions. A défaut, d’autres les penseront pour nous.

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