J’arrête de fumer avec la naturopathie [2/3]


Naturopathie / lundi, décembre 31st, 2018

[J’arrête de fumer avec la naturopathie 1/3]

J’ai écrasé la dernière. Pas la dernière de l’année, la dernière « avant un an », la dernière « de la décennie » ou la dernière « avant mes 70 ans ». Non, la dernière de toute ma vie.

C’est ce qui m’a permis de passer le cap. Pour une fois, ne pas transiger avec elle, ne pas lui dire au revoir, lui dire adieu. Pour mettre la cigarette à distance, pour toujours, j’ai dû faire un pacte très solide avec moi-même, changer mes croyances sur la « cigarette plaisir », fumer la dernière avec l’intention profonde qu’elle sera bien la dernière.

Allen Carr, le sevrage facile et la certitude de ne jamais reprendre

Pour en arriver à ce moment, pour qu’il ne représente pas une énième vaine tentative, il m’a fallu quelques semaines de réflexion, puis quelques heures décisives de relecture du livre d’Allen Carr, « La méthode simple pour en finir avec la cigarette ». C’est déjà la lecture de ce livre qui m’avait fait passer d’un paquet par jour à zéro cigarette en 2007, sans substitut ni accompagnement, après dix ans de tabac intensif. Il y a quelques années, quand j’ai repris épisodiquement, « juste une » par-ci par-là, j’ai brisé la règle numéro un martelée dans le bouquin : faire le vœu de ne plus jamais fumer, mâcher ou avaler quelque chose contenant de la nicotine et tenir parole.

Pourquoi cette méthode marche pour des millions de personnes ? Parce que Carr promet la lune : un sevrage facile et la certitude de ne jamais replonger. Preuve vivante que replonger peut arriver après des années sans tabac, je recommande néanmoins très chaudement la lecture de ce livre à tous les fumeurs. Et pour cause, il lève la peur : peur de manquer, peur d’être malheureux sans cigarette, peur que la vie ne soit plus aussi « belle ». Au contraire, il montre combien la cigarette est inutile et nocive, à quel point cette drogue et le marketing qui l’entoure nous ont lavé le cerveau, mentit, trompé et continuent à le faire.

Dépendance psychologique plus que physique

Arrêter la cigarette relève à 99% du déconditionnement psychologique. A savoir (p. 156, édition Pocket 2018) : « Bien que tout fumeur ne fume que pour soulager un besoin physique de nicotine, cela n’est pas la dépendance à la nicotine elle-même qui aliène le fumeur, mais le conditionnement (c’est à dire la dépendance psychologique) résultant de cette dépendance physique. […] Chaque fumeur a contribué, à sa manière, à son propre conditionnement et créé sa propre image de la cigarette ».

So true. Alors que la nicotine quitte progressivement mon corps, je m’efforce, par la méditation notamment, de prendre conscience de ce qui me retient encore, par des fils très ténus, au fait de fumer. Des souvenirs de moment de paix, une image de moi un peu romantique, des associations d’idées positives. Que vient faire la cigarette là-dedans ? Jouer les trouble-fête, me persuader que je ne peux revivre de tels moments sans elle. L’effet le plus pervers, celui dont il est plus que temps de se défaire.

Nettoyage du corps et de l’esprit

Pour unir ces plans physiques et psychiques, pour nettoyer le corps et l’esprit, j’entame, d’ici quelques jours et les fêtes passées, une profonde phase de soins et de détox douce. Pas encore de nettoyage trop profond du foie (on est en hiver), mais une reprise en mains tout de même.

Au programme :

  • suppression de la viande, du sucre et de l’alcool, en plus du tabac,
  • 15 minutes de méditation par jour minimum,
  • deux footings par semaine (environ 30 minutes chacun),
  • des tisanes drainantes pour la peau (bardane), les intestins (mauve et mélisse), le foie (artichaut feuilles) et les reins (pissenlit, reine des prés),
  • des lavements réguliers et des nettoyages du nez au neti pot (ou lota),
  • un massage bien-être en janvier et un spa en février – pour le spa, je recommande Obernai (L’O) ou Panorama-Bad à Freudenstadt, en Forêt Noire (une quinzaine d’euros par personne).

Dans le dernier volet de cette série, je vous parlerai des techniques complémentaires, comme l’hypnose, l’olfactothérapie à l’aide des huiles essentielles, mais aussi de quelques compléments alimentaires. Et ferai le point sur le ressenti, au fil de l’eau. Très beau réveillon à tous, et de belles intentions pour 2019 !

2 réponses à « J’arrête de fumer avec la naturopathie [2/3] »

    1. Merci Béatrice 🙂
      Sur la « bouffe doudou », il y a pas mal de chose à lire et à faire effectivement ! C’est un travail de longue haleine sur le rapport affectif à la nourriture, sur ce qui te « nourrit » dans la vie, sur tes frustrations, tes désirs, tes aspirations… Pour démarrer, « Je me libère du sucre » de Marion Thelliez ou « Le miracle du jeûne » de Anne-Claire Méret sont intéressants et très accessibles, mais aussi tous les livres de développement personnel et bien sûr les thérapeutes alternatifs et naturopathes 😉

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