Il y a 30 ans, je faisais beaucoup la gueule


Développement personnel, Mon chemin de vie / lundi, mars 4th, 2019

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Une journée que j’ai toujours appréciée pour les attentions et les mots gentils qu’elle m’assure a minima, moi si souvent distante et pourtant tellement nourrie par le contact sincère avec les autres. Une journée en demi-teinte aussi, parce qu’elle marque le temps qui passe, beaucoup trop vite, et me rappelle tout ce qu’il me reste à accomplir, tout ce que j’ai envie de vivre et d’expérimenter. Parce qu’elle me renvoie à mes freins aussi, à mes engagements, à mes croyances limitantes.

Aiguiser mes capacités à vous accompagner

En regardant de vieilles photos, en discutant ce week-end avec des camarades naturopathes et avec mon mari, si attentif et sécurisant (ouf), et en lisant quelques pages des bouquins ci-dessous (dont je vous parle plus loin), j’ai pu relier plusieurs aspects apparemment décousus de ma réalité, pour découvrir qu’ils s’entrelacent avec justesse. Ces ponts m’aident à mieux comprendre mon vague à l’âme et mes petits maux physiques, connectés, forcément, tout en aiguisant mes capacités à vous accompagner, vous aussi, à la découverte de vous-même.

Mes lectures du moment, principalement tournées vers l’écoute de son être intérieur, vers l’auto-libération du mental, vers les signaux, subtils ou assourdissants, que nous envoient notre corps (Photo MH)

D’abord, les photos. Sur nombre d’entre elles, je fais la gueule, pas franchement, mais on peut lire entre les lignes des messages du genre : « Qu’est-ce que tu me veux ? » (enfant), « je ne sais pas sourire alors fais avec » (ado), « tu me prends en photo ? mais pourquoi ? je suis moche et pas photogénique, regarde plutôt quel.les magnifiques enfants j’ai fabriqué.es » (adulte). Jamais vraiment gaie, jamais vraiment à ma place ou présente aux autres, jamais vraiment à l’aise dans mes propres pompes.

Marie – 1989 / 1999 / 2009

Ensuite, les discussions de ces derniers jours. Chaque message transmis et, surtout, interprété par mes soins, a été une pièce du puzzle. Merci à chacun.e de mes ami.es pour cela ! Ces pièces, en voici quelques-unes :

  1. Dans notre société, la vie d’une mère est dédiée à ses enfants pendant au moins 15/20 ans, à moins de faire le choix de ne pas en avoir, ou celui de ne pas s’en occuper.
    Même si nous travaillons à l’extérieur, une part importante de notre énergie est tournée vers nos enfants. Ce qui rend la tâche (celle de créer, d’explorer, de naître à nous-même) beaucoup plus ardue que pour un homme (si, si) ou une femme sans enfant.
    Première pièce du puzzle, donc : depuis leur naissance, j’ai fait de mes enfants ma priorité, que je l’assume ou non, que je me le cache à moi-même ou non. Cet état de fait est au bénéfice des deux parties ; il ne s’agit pas d’un sacrifice, contrairement à ce que je me répète insidieusement parfois (en culpabilisant, un comble…).
  2. La jeunesse n’est pas sans souci. Si j’envie parfois les jeunes femmes talentueuses et libres dont je suis les aventures sur les réseaux sociaux (débranchons !), je me rappelle qu’à leur âge, les questions de légitimité et d’indépendance financière me taraudaient.
    Seconde pièce du puzzle : je suis plus libre et épanouie aujourd’hui qu’il y a 10 ans ! Sans doute plus encore dans 10 ans que maintenant. Profitons de chaque moment, du présent, de la vie. (Ce n’est pas qu’un creux mantra, et pour cela, la méditation aide beaucoup !)
  3. Avancer et trouver sa voie ne signifient pas aller vers la perfection. Ces dernières semaines, j’ai fait pas mal d’évictions alimentaires, dans un but de nettoyage et pour en finir avec mes boutons sur le visage. Or, ces boutons sont toujours là et, en plus, j’ai dérogé plus d’une fois à mes propres règles alimentaires.
    Dans ma famille, ces écarts semblent minimes et je passe pour une psychorigide ultra-contrôlante quand j’en fais mention. Avec certain.es de mes ami.es naturopathes, c’est l’inverse : je me perçois comme celle qui se laisse aller, qui « ne s’occupe pas de sa dysbiose intestinale », dont le foie reste encrassé, presque malade. Je me sens faible et inconstante.
    Dernière pièce du puzzle : c’est en moi que je dois trouver l’équilibre et les réponses, pas dans le regard des autres. Ce qui est bon pour mon ami ne l’est pas forcément pour moi, du moins pas forcément à ce moment précis. J’ai à cœur de me laisser porter par mon intuition, autant que par mes connaissances, théoriques et pratiques, emmagasinées ces dernières années.

A l’écoute de notre intuition et de notre corps

Parfaite transition avec mes lectures du moment, passionnantes et inspirantes, comme souvent quand je suis à l’écoute des résonances entre le message de l’auteur.trice et mes besoins de guidance intérieure. Sentir ce qui est bon pour soi, c’est exactement le message du livre « A l’écoute de votre sixième sens », de Sonia Choquette, médium et guérisseuse : aller dans le sens de ce que dit le corps, de nos vibrations/sensations, que nous faisons taire bien souvent, alors qu’elles sont là pour nous aider à faire des choix, à aller dans telle ou telle direction.

Exemple : je suis mal à l’aise dans un endroit, avec quelqu’un, dans une situation, au travail, en formation, dans ma vie sociale. Plutôt que de faire taire mon inconfort, je l’écoute, j’en comprends la teneur et, éventuellement, je coupe avec quelqu’un ou quelque chose qui ne me fait pas du bien, avant qu’un souci plus grand ne survienne. Idem pour une activité, un projet.

Le fait de « s’écouter » est décrié dans notre culture occidentale traditionnelle. « S’écouter » physiquement, c’est un truc de chochotte, psychologiquement, un truc de fainéant. Selon cette acception, s’écouter pourrait rentrer en conflit avec la notion d’effort qu’évoquent mes trois auteurs favoris, Matthieu Ricard, Christophe André et Alexandre Jollien, dans le très dense « A nous la liberté ! ».

Or, il n’en est rien ! Faisons la part des choses entre « j’ai la flemme de faire tel truc parce que je manque d’énergie/de confiance en moi » et « je ne me sens pas de persévérer dans tel projet, qui ne reflète plus qui je suis, je n’y vois finalement rien de bon pour moi », voire « je vais consumer en vain une énergie que je préfèrerais mettre ailleurs »…

« J’exprime de l’impatience et de la colère refoulée »

J’ai l’intuition – hé hé ! – que c’est un peu ce qui se trame autour de mes podcasts ou de mes boutons, de mes derniers cours au Cenatho ou de mes relations avec untel ou unetelle. Je sens que certaines choses me demandent un effort, mais un effort juste, un effort pour aller plus loin (mes cours). En revanche, d’autres me coûtent plus que nécessaire. Exemple avec la version sonore des témoignages de femmes, que je repousse, qui me sens mal à l’aise. Je vais donc m’en tenir pour le moment à la version écrite, plus naturelle pour moi.

De même, je fais des efforts (me passe de fromage, par exemple) pour « lutter contre mon acné », ce qui, compte tenu des maigres résultats engrangés, me rend plus malheureuse qu’autre chose. Ma démarche n’est pas juste, je le sens. Cela ne veux pas dire que le fromage ou les céréales ne sont pas en cause, mais que l’état de mon foie ne fait pas tout. A la (re)découverte du passage consacré aux boutons dans l’indispensable « Grand dictionnaire des malaises et des maladies » de Jacques Martel, j’ai souri :

« J’ai des boutons parce que j’exprime de l’impatience, écrit l’auteur, je veux aller au devant des choses, et vite ! Si le pus se manifeste (boutons à têtes blanches), je suis en colère, je bous de l’intérieur. Je refoule mes émotions qui ne demandent qu’à s’extérioriser. J’ai toujours peur de me tromper (…). Les boutons sont la manifestation de pensées qui sont toxiques pour moi. »

A la lecture de ces lignes, à son tour, mon mari m’a demandé, hilare, si c’était moi qui les avait écrites tant elles correspondent à ce qu’il perçoit de mon « cas ». CQFD 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *