Hygiéniste en quête spirituelle, je pratique « l’écologie du soi »


Développement personnel, Mon chemin de vie, Naturopathie / dimanche, août 11th, 2019

Une amie, militante écologiste surmobilisée et mère de famille à temps plein, me demandait récemment comment je m’y prenais pour prendre soin de moi et conserver mon énergie, elle qui jongle quotidiennement entre obligations maternelles et professionnelles, sans même parler du « reste », qui ne concernerait qu’elle, loisirs, sport ou repos, lointains souvenirs de sa vie d’avant. L’exemple que je lui ai donné : dix jours aoûtiens de vadrouille en solitaire (ça commence maintenant !), sans but ni obligation. Dix jours rien que pour moi et tout pour moi. Dix jours que je ne me serais jamais octroyés il y a encore deux ans.

Un temps d’écoute, de remise à niveau

Et pourtant. Cette liberté – relative, en temps, moyens et espace géographique concerné – est un nouveau pas dans ce que j’interprète comme une « écologie du soi », mélange d’économie, de préservation, de recharge, de (semi) libre évolution, de respect aussi, de mes besoins (des besoins de chacun en général), de mes goûts et de mes limites. Un temps d’écoute intérieure – même si je suis loin d’entrer au monastère – et de remise à niveau sur tous les plans (physique, énergétique, émotionnel, mental, etc.).

De cette écologie humaine [à ne pas amalgamer sous ma plume avec le mouvement catho, façon Manif pour tous, critiqué en 2014 par Hervé Kempf et régulièrement mis en avant par la chaîne KTO ou le quotidien La Croix !], il est question notamment dans le dernier livre du trio Jollien – Ricard – André « A nous la liberté ! ». Le fil rouge : prendre soin de soi, comme les écologistes dé/a-croissants appellent à prendre soin de la planète et des écosystèmes, à rompre avec le capitalisme et sa logique destructrice de ponction sans limite des ressources naturelles. Se mettre à sa propre écoute, en jachère parfois, pratiquer la rotation des activités, comme on pratiquerait celle des cultures.

Se libérer des surcharges et combler les carences

Respecter le vivant, sans distinction d’espèces, animales ou végétales, tout en ignorant ce qui nous fait du bien à nous, humains, est un non sens. Or, qu’est-ce qui me fait du bien ? Il existe une « règle commune », naturopathique et hygiéniste, à laquelle adjoindre ce que chacun.e sent comme faisant d’elle ou de lui un humain en pleine possession de ses moyens. La règle commune : se libérer des surcharges et combler les carences.

En matière de surcharges, ma barque est lourde. Je viens d’enchaîner trois semaines d’excès alimentaires divers, bu de l’alcool tous les soirs, repris la cigarette. Objectif de ces prochains jours : me détoxifier par des jeûnes intermittents (un repas par jour pendant trois jours minimum) et bien sûr, stopper momentanément l’alcool, définitivement (ha ha) le tabac. De même, si j’ai bien récupéré sur le plan du stress, je souhaite mettre à profit les prochaines semaines pour reprendre la méditation, le yoga, la randonnée, afin d’aborder une rentrée hyper-active dans les conditions nerveuses et physiques optimales.

Se recharger : respirer, dormir, se nourrir, rire…

Ce qui ne veut pas dire que les vacances sont terminées. Une nouvelle phase s’ouvre, celle de la détox, mais aussi de la régénération. Je veux profiter encore à fond de l’air marin, de mes amis, de ma famille, des fruits de mer, du poisson, des légumes et des fruits d’été. Je veux sentir encore le soleil réchauffer ma peau et emmagasiner une bonne dose de vitamine D. Je veux me baigner dans l’eau froide de l’océan, rire et dormir.

Etre proche de la nature aussi, un peu plus que le reste du temps, en ville. Ces dernières semaines, j’ai adoré me réveiller dans le jardin des copains ou sur une pelouse d’aire de camping-cars, à deux pas de la mer ou de la forêt. Avec Marc et les enfants, nous avons vécu une vie plus bohème qu’à notre habitude : une ou deux douches par semaine, des fringues pas toujours fraiches, zéro fioriture en terme de look, un ménage approximatif, des loisirs ultra-basiques (livres, plage, balade).

De la conscience individuelle à la conscience collective

Et pourtant, ou grâce à cela, les vacances n’ont jamais été aussi agréables. L’écologie du soi, c’est se laisser l’espace de découvrir ce qui nous ravi vraiment. Nous nourrit, nous rend libre, allégé des poisons de la compétition, de l’avoir, de la consommation. C’est aussi vivre en conscience. Une conscience individuelle qui aspire (espérons) à devenir collective, globale. Qu’il s’agisse de bienveillance et d’élévation spirituelle ou de changement de paradigme sociétal, matériel, philosophique.

Enrayer le réchauffement climatique, sauver la civilisation humaine, la démocratie ? Oui, chaque choix, chaque geste doit être fait en prenant en compte ces enjeux. Mais que serait une humanité apeurée, aigrie, sans avenir, réduite à ses plans physique et mental, l’un et l’autre malmenés par la crise écologique majeure que nous traversons ? Je veux croire à cet éveil collectif, à cette mise au diapason émotionnel, à l’intérêt de cette quête spirituelle. Ils me permettent d’avancer (parfois dans la joie) et de rassurer mes enfants : il y a un chemin et nous l’empruntons à tâtons, mais avec curiosité et bonheur.

A lire aussi : « Ecolo, pourquoi je suis à fond pour le développement personnel » sur Rue89 Strasbourg.

2 réponses à « Hygiéniste en quête spirituelle, je pratique « l’écologie du soi » »

  1. Bon repos !
    Ici aussi c’est 10j presque toute seule, mais à la maison … Me lever quand je veux, manger seulement quand j’ai faim (challenge), lire, écrire, trainer, respirer et profiter de ceux qui passent par ici !
    Bises et à bientôt !

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