Désencombrer, ou l’art de se libérer du poids des objets (et du reste)


Désencombrement & minimalisme / mercredi, mai 8th, 2019

Je fais partie de ceux.elles pour qui le matériel compte. J’aime m’occuper de ma maison, ranger, et ranger encore, ma bibliothèque ou mon placard, changer les meubles de place, repasser le linge, nettoyer les sols. Certains me comprendront, d’autres pas (en ennéagramme, on parle de sous-type « survie »). Je m’épanouis dans mon intérieur, je m’y ressource* et ce, même si j’ai la bougeotte et même si je déménage régulièrement.

Pourtant, les objets, jadis en très grand nombre chez moi, y sont désormais en sursis, victimes d’un désencombrement permanent, qui me/nous garantit la satisfaction de vivre dans un espace dégagé et non dans un box de stockage. Ces objets y occupent néanmoins toujours une place importante : ceux qui restent m’apparaissent nécessaires à mon bien-être. Jusqu’au tri suivant.

Me détacher de ce qui m’alourdit

Comme à chaque fois que ma vie me semble compliquée, que j’ai du mal à y voir clair, dans mes orientations professionnelles et/ou dans mes choix de vie personnelle, je lis ou relis un livre sur le rangement, le minimalisme ou la vie simple. Ces jours-ci, c’est sur « L’éloge de la légèreté » de Dominique Loreau (Flammarion, 2018) que c’est tombé. Bien sûr, je suis une habituée des petits opus de cette célèbre essayiste installée au Japon, qui fourmillent de principes directeurs, de citations inspirantes et de conseils pratiques. Mais à chaque fois, je suis charmée, j’y retrouve une belle dynamique, une envie de faire le vide, de me détacher de tout ce qui m’alourdit.

Au propre comme au figuré. « Nos attachements sont des prisons, écrit-elle. Nous devons apprendre à nous en échapper si nous voulons être libres. (…) Désencombrez-vous de tout ce qui n’est pas nécessaire dans votre intérieur. Votre habitation vous semblera chaque jour nouvelle, fraîche et pleine de promesses. » Elle précise qu’il n’est pas question dans son propos d’abandonner le confort et « quelques repères eux aussi essentiels à ce bonheur tant souhaité ». Quels sont mes standards de confort ? Quels sont les repères nécessaires à mon bonheur ? Quels sont les vôtres ? Et à quel prix ?

M’accrocher au fil rouge de ma mission de vie

Peu à peu, je réalise que certains objets que je pensais représentatifs de qui je suis, telle robe de mariée, tel livre d’enfant, tel album photos, tels journaux intimes, tel cadeau venant d’un être cher, ne me sont plus utiles, voire même, sont devenus des poids. Je les déplace d’un appartement à un autre, je les ai sous le nez tous les jours, mais ils ne me sont plus ni utiles ni ne m’apportent du bonheur ou du réconfort. Progressivement, je les laisse partir et je me sens plus forte, plus libre, plus moi-même.

Avec plus de difficultés, j’applique ces mêmes principes dans le monde immatériel, qui m’est, de prime abord, moins favorable. Mes émotions, mes relations, mes projets, mes outils numériques, mes déplacements, sont passés au crible du même prisme. Objectif : repérer les fuites d’énergie dans des directions non-constructives, couper certaines « dépenses » émotionnelles inutiles, améliorer mon bilan écologique, m’accrocher au fil rouge de ma mission de vie.

Envie de renouveau, de légèreté et de simplicité

En Alsace, on parle d’Osterputz pour évoquer ce « ménage de printemps » si bienvenu à tous les niveaux, pour chacun d’entre nous. Laissez monter la sève, laissez l’envie de renouveau, de légèreté et de simplicité vous envahir, la créativité vous gagner. Pour cela, il faut vider, et c’est le moment, alors foncez !

Si vous avez besoin d’aide dans cette démarche, je propose mes services de conseillère en désencombrement (home organising) aux particuliers pour quelques mois encore ! Profitez-en 🙂

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