Ce que je retiens de « La semaine de 4 heures » de Tim Ferriss


Désencombrement & minimalisme, Mon chemin de vie / lundi, octobre 14th, 2019

C’est en visionnant cette vidéo (ci-dessous) d’Elodie Wery, home organiser et formatrice en Belgique, que j’ai eu envie de lire le livre de Timothy Ferriss (sa chaîne Youtube), best seller mondial sorti en 2007, revu et réédité en 2009, « La semaine de 4 heures » (éditions Pearson, 2010). Le sous-titre du bouquin vend du rêve lui aussi : « Travaillez moins, gagnez plus, vivez mieux ! » Une partie seulement de la devise du sarkozisme, plus proche de mon minimalisme écolo, alors pourquoi pas ?

Le livre, qui date un peu sur la forme (les réseaux et les smartphones ont pris plus de place encore qu’il y a 10 ans, les références web ne sont plus à jour…), reste tout à fait d’actualité sur le fond. J’en partage les constats, sur la faible productivité de nos journées de travail traditionnelles, pointeuses et réunions à rallonge notamment, management classique ou présentéisme, encore.

J’ai également été confortée dans ma conviction de devoir remettre à leur place les outils numériques et de communication en général. Gros boulot pour moi, un an seulement après avoir repris un iPhone ! Point intéressant encore : consacrer peu de temps au travail (forcément alimentaire chez Ferriss) pour ne pas avoir à attendre la retraite pour mener à bien ses projets perso : voyages, découvertes, causes humanitaires, apprentissages, etc.

80% du temps occupés aux tâches secondaires

J’ai été moins à fond, voire carrément en désaccord sur la course au profit maximisé, sur l’externalisation systématique des tâches tertiaires (Ferriss conseille de déléguer la gestion de ses clients ou de ses mails à des assistant.tes en Inde, payé.es 100€ par mois…) ou la délocalisation des moyens de production. Intelligence collective, socialisation sur le lieu de travail ou esprit d’équipe ne rentrent pas dans le tableau. Les jobs du care ou d’accueil ne rentrent pas non plus dans sa grille d’analyse.

Néanmoins. L’idée selon laquelle, en tant qu’entrepreneuse indépendante, je peux (dois ?) travailler plus efficacement, rester centrée sur les 20% de tâches qui m’intéressent et/ou me « rapportent » vraiment, a percé la couche superficielle du livre. Oui, comme nous tous.tes, j’occupe 80% de mes journées à des tâches secondaires et repousse souvent l’action prioritaire à l’avant-veille de la dead line. C’est mieux que la veille, me direz-vous, mais, au regard de mes standards élevés de résultats, c’est déjà bien trop tard pour exceller.

J’ai certes coupé certaines branches de mon activité, chronophages et/ou peu rémunératrices, mais je continue ponctuellement à accepter des jobs pas ou peu rentables, voire éloignés de mes objectifs globaux, pour des motifs parfois peu clairs à mes propres yeux (service ? publicité ? manque de confiance dans mes capacités à viser plus haut ?).

Je ne réponds plus au téléphone !

Concernant les outils de communication, je lance dès aujourd’hui quelques réformes dans mes modes de fonctionnement. A savoir :

  • Je ne souhaite plus répondre au téléphone (les appels font souvent doublons avec une rencontre à venir, sont chronophages et énergivores : il faut être « présent.e » à soi-même et à l’autre pour répondre au mieux à l’appel). Pour les urgences, le plus sûr est de m’envoyer un SMS. Pour prendre rendez-vous, proposer une collaboration, poser une question, etc., un mail est tout indiqué.
  • Je ne réponds plus à mes mails qu’une fois par jour (Tim Ferriss conseille une fois par semaine, je n’en suis pas là, mais pourquoi pas, à terme ?),
  • Je me fixe quatre moments dans la journée (c’est encore beaucoup, mais je pars de loin) pour consulter les réseaux sociaux, réseaux choisis en fonction de leur pertinence par rapport à ce que je souhaite transmettre et à qui. J’anime régulièrement la page Facebook « Marie Hoffsess – Eco-naturopathe », mais alimente également mon compte Instagram, sur lequel vous trouverez un contenu DIFFERENT de celui de Facebook, plus personnel, et je suis présente sur LinkedIn, à titre d’information seulement.

Aspirateur à heures de sommeil (ou de travail)

Cette mini-détox numérique et téléphonique est à la fois un immense gain de temps, mais également d’attention. Ces dernières semaines, avec la sortie de mon livre et le lancement de plusieurs projets, j’ai été très/trop accrochée à mon téléphone. Moi qui n’ai repris un smartphone que depuis un an seulement, après quatre ans avec mon petit Nokia sans internet, je ne suis pas fière de moi. Accro, comme tout le monde.

Mes enfants et mon mari me le font remarquer. Les enfants réclament l’écran eux aussi, sur lequel nous avons Youtube et Netflix, des aspirateurs à heures de sommeil, de lecture ou de discussions… Je garde le livre de Tim Ferriss sous la main. Et suis prête à répondre à toutes vos questions sur ces nouvelles « règles » de vie et de travail. A très vite… par mail ou SMS 😉

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