Bien s’organiser pour la rentrée : mes cinq priorités


Désencombrement & minimalisme, Mon chemin de vie / mercredi, août 21st, 2019

Notre bazar des vacances à peine lavé / trié / jeté / rangé, la nostalgie remisée aux interstices de mes journées, je me laisse gagner par l’énergie du renouveau, cette énergie que j’affectionne généralement beaucoup, celle de la « rentrée ». Rentrée des classes, rentrée littéraire, politique, intellectuelle, nouvelle « année » qui démarre, donc.

Mère de famille, entrepreneuse indépendante, autrice, j’ai besoin d’avoir une visibilité à court et moyen terme pour atteindre mes différents objectifs, temps de repos inclus. Pour établir cette hiérarchie des tâches, définir les grands temps de l’année à venir, esquisser un emploi du temps approprié, le tout dans le respect maximal de mes valeurs et principes de vie, je consacre généralement une demi-journée à mon retour de vacances. L’occasion de faire le point sur les cinq priorités qui guident mes pas ces derniers jours d’août et premiers de septembre, pour lancer une nouvelle « saison » de ma vie dans les meilleures conditions possibles.

Pour atteindre ses objectifs sans stress : planifiez !

A partir de ces suggestions (personnelles !), je vous invite à coucher sur le papier, à votre tour, les axes personnels d’actions concrètes qui faciliteront votre organisation – et donc votre existence – dans les mois à venir. Cette planification / visualisation, lâche ou serrée en fonction de votre personnalité et de vos besoins, apporte la sérénité nécessaire pour atteindre vos objectifs sans stress. Gros challenge !

1 – Enfants : inventaire de l’existant et achats incontournables

Mes enfants et moi avons pris l’habitude de vider les cartables dès le premier jour des vacances d’été, d’en faire l’inventaire, de jeter ce qui doit l’être, de conserver quelques souvenirs, de mettre de côté ce qui resservira. Nous achetons ensuite les articles manquants en juillet-août, le plus tôt possible. Je fréquente plutôt les papeteries du centre-ville, qui permettent d’acheter les produits à la pièce plutôt que par lot. Contrairement aux idées reçues, la note globale n’est pas plus élevée qu’en supermarché et nous ne nous retrouvons pas avec des tonnes de produits suremballés qui resteront au placard.

Avec la rentrée de Sixième, la liste des fournitures scolaires s’allonge (et j’ai conscience que les premières semaines de cours risquent de l’allonger plus encore…) et la croissance du corps pré-adolescent s’accélère. Avec le jeu des anniversaires, la diligence des grands-parents et les cartes cadeaux professionnelles, les vêtements, chaussures et manteaux (un produit par catégories) devraient rentrer dans le budget. N’acheter que ce qui sert tout de suite est mon crédo : les goûts des enfants évoluent (difficiles d’acheter aux soldes de l’année précédente) et leur taille aussi, pas besoin de faire des stocks !

A noter que la rentrée est aussi l’occasion de trier les garde-robes des enfants (voire la nôtre). Partent au tri textile tous les vêtements légers très usés, ceux qui sont trop petits ou qui n’ont pas été portés depuis deux étés.

2 – Rythme de l’année : planning enfants / parents

Parents séparés obligent, l’urgence de pré-rentrée est de définir les dates de week-ends / vacances avec les enfants. Généralement, je propose un planning au père de mes enfants, qu’il valide ou non. Des ajustements sont souvent apportés en cours de route, mais le rythme global est acté, ce qui permet de caler les moments de travail, les loisirs avec ou sans enfants, un stage professionnel, une semaine de jeûne, etc.

En tant que parent séparé et entrepreneuse indépendante, je ne peux pas faire l’économie d’une planification (même grossière) à un an. C’est toujours en août que je programme l’année à venir, jamais en janvier. Ce qui rend l’utilisation d’un agenda civil (janvier-décembre) un brin désagréable. Je tente cette organisation depuis quelques années, mais je songe à revenir à l’agenda universitaire. Si je saute le pas, je me tournerai vers la société MyAgenda365, qui propose des bullet journals améliorés, largement salués par les influenceuses écolos (comme Echos verts).

3 – Entreprise : répondre, relancer, programmer

Après un mois d’absence et malgré un relevé régulier de mes mails sur smartphone, le retour est synonyme de remise à plat de ma boîte mail, des messages Facebook, Insta, etc. Parce que je trouve mon organisation un peu trop au fil de l’eau, avec le risque de laisser passer des propositions de travail, mais également l’impression de dispersion de mon énergie, je compte m’inspirer d’une vidéo d’Elodie Wery (ci-dessous), home organiser belge, qui propose quelques pistes intéressantes : ne plus répondre au téléphone, ne consulter et répondre à ses mails qu’une fois par semaine, supprimer toutes les notifications en provenance des réseaux sociaux…

Je reporte également sur mon agenda papier toutes les dates d’intervention, conférences, formations et consultations déjà programmées, en vérifiant leur bonne articulation avec mes temps avec enfants. Après avoir aplani tout ce qui pouvait l’être, je fait confirmer ou relance certains clients, précise les choses avec d’autres, etc. Ce temps de programmation à l’année (scolaire) est essentiel à ma tranquillité d’esprit et à mon efficacité.

4 – Ecriture : rétro-planning et dead lines

Dans la même veine, je définis les grands timing d’écriture. Ecrire est un travail au long cours, qui nécessite d’être régulier pour en venir à bout. Ayant une idée très approximative de l’état de charge des semaines à moyen terme, j’ai besoin de caler une ou deux journées par semaine dédiées à l’écriture, à la promo de mes livres ou au blogging.

En 2018 par exemple, j’avais tellement de mal à trouver du temps pour mon projet de livre que je me levais à 5h30 tous les matins pour écrire une heure et quart. Cette année, les enfants sont de plus en plus autonomes, mais mon activité se développe par ailleurs, le temps passé à écrire pouvant rapidement être réduit à peau de chagrin. C’est comme ça que j’ai laissé tomber plusieurs projets de livres… Cette rentrée en revanche, pas question de reléguer l’écriture dans les trous de mon agenda : j’ai un manuscrit à rendre en novembre, le rétro-planning est bouclé !

5 – Budget : ce qui va rentrer + les inconnues

Comme certain.es ont pu le lire ici, nous sommes passés par une très désagréable phase de vache maigre au début de l’été. Une situation que je ne souhaite pas revivre de sitôt. Pour éviter que le déficit soit à nouveau trop important, notre stratégie est double : ne s’engager dans aucun projet non financé à l’avance (formations ou voyages par exemples) et mettre de côté en vue des grosses dépenses (impôts locaux, charges de copropriété, assurances…). Mais également augmenter mes revenus. Sur ce front, la rentrée est l’occasion de faire le point sur les devis déjà validés et de calculer ce qui manque. En fonction, j’oriente mes efforts dans un sens ou dans un autre.

Dans cette période de l’année, la tentation est souvent pour moi de me lancer dans de nouveaux projets. Cette fois, je me réfrène, je tempère. J’ai un examen à passer en novembre, des révisions à intercaler avec le reste (!) ; un livre qui sort en septembre, un autre en mars, des contrats et des engagements à honorer. Mon but, dans les prochains mois, est de faire fructifier ce qui est déjà lancé, plutôt que de déployer mon périscope à la recherche de la nouveauté. Une gageure !

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